15/05/2004

AUTODAFE


"Autodafé n. m. Supplice du feu qu'ordonnait l'Inquisition. // Par ext. Toute action qui a pour objet de détruire par le feu." Petit Larousse


TRANSITION VERS UN NOUVEL AGE
15-05-2004

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13/05/2004

Démons II

Tous les jours, cette petite personne déplace des choses. Tous les jours, je la sens parcourir l'espace entre mes deux oreilles. Elle amène les éléments de l'hémisphère droit à l'hémisphère gauche. Et vice versa...tac tac tac...ses petites bottes à talons hauts... C’est l'écho ! bad' http://badwoman.skynetblogs.be

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Aurore

Il y a un nouvel homme dans ma vie : Fernando Pessoa.
 
Il a déboulé comme ça, un jour, sans prévenir. J’avais déjà entendu parler de lui auparavant, il y a de cela des années, par l’intermédiaire d’un ami portugais. Il ne jurait que par lui. "Le plus grand poète de tous les temps", disait-il. Moi, je n’en faisais qu’à ma tête. Sans doute étais-je alors trop insouciante, trop idéaliste pour comprendre. 
 
De Pessoa, je ne sais pas grand-chose. Par choix. Ne dit-on pas des poètes qu’ils n’ont pas de biographie.
 
J’apprendrai à le connaître petit à petit, au fil des pages, des mots, du temps et des rencontres. Comme on déterre un trésor.
 
"Je est un autre" écrivait Rimbaud. Pour Pessoa, Je est multiple. "Sois pluriel", s’exclamait-il, "Comme l’univers !". Hétéronymes.
 
Hier soir, je me suis endormie calmement, bercée par ses mots : "Tout effacer sur le tableau, du jour au lendemain, se retrouver neuf à chaque aurore".
 
J’étais confiante et sereine. Il allait veiller sur moi à présent : Fernando Pessoa (…)

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11/05/2004

Les portes de la perception

Je me demande d’où provient ma fascination pour le Japon. A quand remonte-t-elle ? Quel en a été l’élément déclencheur ? Une fois de plus, ma mémoire me joue des tours. Elle est plutôt récente, cette passion. Elle doit remonter à un ou deux ans. Dans mes carnets de notes, les premières références au Japon datent de janvier 2003. C’était quelques mois après mon retour de Chine. Je semblais alors très intriguée par le Shintoïsme, les kami, l’Ikebana, le Bouddhisme zen, le Bushido, le Kabuki et le théâtre Nô. Sans oublier le Torii, griffonné maladroitement ici et là, au fil des pages. Vous savez, ce portail typique en bois rouge marquant l’entrée des sanctuaires shinto. Gribouillages agrémentés d’une note, étrangement récurrente : "Voici la porte séparant le monde des Dieux du monde terrestre". Et si ce portique avait justement été l’élément déclencheur ? Si c’était de là que provenait tout le reste ? Troublant, vous ne trouvez pas, cet énoncé retranscrit inlassablement, page après page : "Voici la porte séparant le monde des Dieux du monde terrestre" (…)

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10/05/2004

Eloge de la fuite

Le Japon. J'y pense de plus en plus. Ca devient presque une obsession (...)

 

 

 

 



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05/05/2004

L’essentiel [?]

Ma mémoire est défaillante. Depuis toujours. Or, je me souviens très clairement de l’endroit et du contexte dans lequel j’ai vu, pour la première fois, cette estampe japonaise de Katsushika Hokusai [Tokyo, 1760 - 1849].
 
Je devais avoir dix-sept ans. Dix-huit, tout au plus. Pour la première fois, j’entendais parler d’art nippon et de son influence sur les peintres du début du vingtième siècle. Plus spécifiquement sur les impressionnistes et les post-impressionnistes.
 
Par la suite, j’appris à mieux connaître cet artiste japonais, surnommé entre autres gakyôjin, "le fou de dessin". Je découvris également la période Edo [1760 - 1810], dont la seconde moitié fut qualifiée d’âge d’or de l’estampe japonaise.
 
Aujourd’hui, je pensais tout savoir sur cette œuvre, sur la "Grande vague de Kanagawa" : le schéma géométrique, la représentation de l’espace, la présence symbolique du mont Fuji, la personnification de l’écume, la présence du Ying et du Yang dans le rapport vague/ciel, …
 
Et pourtant, hier, je constatai avec stupéfaction que je n’avais jamais remarqué l’essentiel : les barques que la grande vague s’apprête à engloutir. Jamais ! Comme si, durant toutes ces années, j’avais occulté le danger pour ne conserver que l’équilibre et la perfection de l'ensemble (…)

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04/05/2004

Démons

"Pourquoi cette petite voix obstinée dans nos têtes nous tourmente-t-elle à ce point ?" a-t-il dit en nous regardant l’un après l’autre.
"Vous vous souvenez des Erinyes ?"
"Les Furies", a dit Bunny, ses yeux éblouis perdus sous sa frange.
"Exactement. Et comment rendaient-elles fous les gens ? Elles augmentaient le volume de leur monologue intérieur (…)"

 
Source
Le maître des Illusions, Donna Tartt, page 56.

 


Illustration
Allégorie des Vices - Histoire d'Apollon et Marsyas
Peinture italienne d'Antonio Allegri (Le Corrège)
Date : approx. entre 1629 et 1630
Modèles : Les Vices, Apollon, Marsyas, Les Ménades, L'Ivresse, Silène, Les Furies (Les Erinyes)

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30/04/2004

Lobotomie pharmacologique

Les neuroleptiques… peut-être l’une des plus grandes inventions thérapeutiques du siècle dernier. Avec les anti-dépresseurs et les tranquillisants. Ce n’est pas moi qui le dis… c’est Jean Thuillier dans son livre Les dix ans qui ont changé la folie, la dépression et l’angoisse. Près de 400 pages pour décrire une épopée médicale, celle de la découverte des premiers psychotropes. Une trouvaille, faites d’expérimentations et de coïncidences, qui révolutionna le traitement des maladies mentales. On parle alors de médicaments de l’âme, de nouvelles thérapeutiques médicamenteuses, de psychophramacologie. C’est la fin des lobotomies, des électrochocs, des cures de Sakel et des camisoles de force. Le métier d’aliéniste est condamné à disparaître. Après de longues années en hôpitaux psychiatriques, des aliénés retrouvent enfin une vie normale et active. La psychiatrie s’impose comme discipline médicale. Nous sommes début des années cinquante. Jean Thuillier est psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne de Paris. Dans Les dix ans qui ont changé la folie, la dépression et l’angoisse, il retrace avec légèreté, humour et rigueur cette révolution thérapeutique. Du pur bonheur (…)

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27/04/2004

Douleur exquise

"Je suis partie au Japon le 25 octobre 1984 sans savoir que cette date marquait le début d’un compte à rebours de 92 jours qui allait aboutir à une rupture, banale, mais que j’ai vécue alors comme le moment le plus douloureux de ma vie (…)"
 
Douleur exquise. Trois volets. Trois thématiques.
 
Il y a tout d’abord le voyage au Japon, en transsibérien. Les photos du périple sont tamponnées et indiquent la distance au jour "J", celui de la rupture. Imprévisibilité. Elle ne se doute de rien. Elle a confiance. Et pourtant. Douleur J -92 : à son insu, le compte à rebours est lancé. Les clichés de voyage défilent, agrémentés de notes et de lettres manuscrites.
 
Il y a ensuite la rupture, annoncée par téléphone le 25 janvier 1985, à deux heures. New Delhi. Chambre 261. Le téléphone de l’hôtel Impérial, annonciateur du drame, est rouge. Ecarlate. L’homme qu’elle aime lui annonce qu’il la quitte, pour une autre. Une trahison vécue par l’artiste comme le moment le plus douloureux de son existence.
 
Il y a enfin "l’après douleur". L’exorcisation du mal. Le deuil. Sous l’effet de la répétition, la douleur s’estompe, s’épuise à force d’être ressassée. On pense alors à Warhol et à sa série des chaises électriques. L’atrocité répétée, multipliée froidement devient progressivement supportable.
 
Et puis, au fil du temps, la mémoire chancelante déforme le passé, l’adoucit, le transforme. Mécanisme de défense ? De survie ? Les jours passent. Elle (l’) oublie peu à peu. Parallèlement, au fil des pages, l'écriture blanche sur fond noir devient grise, puis fonce progressivement jusqu'à disparaître.
 
Démonstration esthétique à laquelle vient s’ajouter une série de témoignages de personnes ayant répondu à la question: "Quand avez-vous le plus souffert ?". Un moyen comme un autre pour l’artiste de relativiser sa peine. Et ce, même si les douleurs ne sont ni comparables, ni mesurables. Il est toutefois troublant de constater, au travers des témoignages publiés, que les douleurs semblent toujours issues des mêmes drames, ceux liés à l’Amour et à la Mort !
 
Bel objet. Peu à lire. Tout à comprendre. Eloge de l’esthétisme. L’idée remplace le livre. Le texte est conceptualisé, mis en espace. Les photos deviennent des pièces à conviction, tamponnées comme telles. L’ensemble s’axe autour de trois thèmes, étonnamment si proches de mes (nos ?) préoccupations actuelles : l’imprévisibilité, la douleur et la mémoire.
 
Reste à élucider un point. Pourquoi "exquise" ? En quoi cette douleur est-elle "exquise" ? Je pense immédiatement au jeu d’écriture automatique inventé par les surréalistes. Je pense au "Corps exquis" de Poppy Z.Brite. Je cherche trop loin ! En médecine, "douleur exquise" serait le nom scientifique donné à une douleur intense et localisée en un point. Tout simplement.
 
"Quand avez-vous le plus souffert ?". Cette question aussi m’interpelle. Je devrais y répondre un jour. Y réfléchir.
 
Plus tard.
Oui.
Ce sera pour plus tard (…)


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26/04/2004

Sérénité

 

 


 
 
 
 
 
 
"Si tu devais faire un voeu, là, maintenant, quel serait-il ?"
 
Réflexion...
 
Bonheur ?
Santé ?
Richesse ?
Amour ?
 
Non !
Trop...
Trop... fragile...
 
"Là, maintenant ? Je souhaiterais la tranquillité de l'âme, tout simplement (...)"


Illustration : La perte de sens [Marcel LUCAS]

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23/04/2004

Témoignage

[...]
"La fausse question était l'amour. Que fallait-il croire ? Voyez le hérisson ! Problème ! Deux hérissons, deux problèmes ! Et l'amour ! La solution. Pensez au ventre mou, aux piquants sur le dos. Lisses, en temps normal, ces piquants mais susceptibles d'érection. Et l'érection, l'autre, la vraie, celle de l'accouplement ! Comment font-ils ?"
La salle béate et anxieuse suspendue aux lèvres de l'orateur attendait la réponse que Lacan retardait par taquinerie malicieuse en interrogeant encore :
"Comment font-ils ? Hein ? Pas facile !"
Et soudain en élevant les bras au ciel, il lançait la réponse sur un ton de reproche car nous aurions dû la trouver :
"Et bien... Ils se démerdent !"
Et voilà. C'est tout ce dont je me souviens du cours de Jacques Lacan : l'amour chez les hérissons.
[...]

 
Jean Thuillier, médecin et écrivain.

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22/04/2004

Qui sait !

La nuit dernière, j'ai relu "De la vie heureuse" de Sénèque.
 
"Dans la vie, mon frère Gallion, c'est le bonheur que veulent tous les hommes; mais s'agit-il de voir nettement en quoi consiste ce qui peut réaliser la vie heureuse, ils ont un nuage devant les yeux. Non certes, il n'est pas facile de parvenir à la vie heureuse; car chacun s'en éloigne d'autant plus, qu'il court plus rapidement après elle (...)"
 
Peut-être, cette nuit, aurais-je envie de relire "De la tranquillité de l'âme".
Qui sait !

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21/04/2004

Tout va très bien, Madame la marquise...

100.000 Belges, 1% de la population, sont atteints de psychose schizophrénique.  
 
100.000 Belges, 1% de la population, sont atteints de maniaco-dépression. 
 
100.000 Belges, 1% de la population, sont atteints de troubles borderline.  
 
50.000 Belges, 0,5% de la population, sont atteints de troubles paranoïaques.
 
200.000 Belges, 2% de la population, sont atteints de T.O.C. (troubles obsessionnels compulsifs). 
 
500.000 Belges, 5% de la population, sont atteints de dépression grave.
 
Parmi ces personnes, 50.000 se suicideront un jour (...) 

 
Source : http://fr.psychiatrie.be

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14/04/2004

Private post

Vous ? Tu ?
Première difficulté...
J'opte pour le 'Tu'.
Avons-nous vraiment été samouraïs pour le même shogun ?
J'aime cette idée.
Karma.
Samsâra.
Etrange sensation.
Tout ne serait donc qu'éternel recommencement ?
Encore.
Et encore.
Nous serions-nous déjà croisés dans une vie antérieure ?
Peut-être.
Et dans celle-ci ?
Silence.
Et quand bien même, quel intérêt ?
Schizophrénie.
Paranoïa.
Hallucinations.
Lacan en aurait des choses à dire à ce propos...
Tu prétends que 'Tout est là'.
Faux.
Fatigue-toi !
Je te lirai.
Promis.

 
Signé : une inconnue

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13/04/2004

Le juste choix

Pouvoir choisir ses futurs parents sur catalogue, avant sa naissance, est un privilège. Pour bénéficier de cette prérogative exceptionnelle, il faut avoir accumulé un certain nombre de points karmiques durant ses vies antérieures. C’était mon cas. Me voilà donc, à l’aube de ma vingt-deuxième réincarnation, chargée d’une responsabilité peu banale : sélectionner a priori mes futurs parents, sur base d’imposants listings tendus par une brochette d’anges bien intentionnés.
 
‘Commençons par le père’, me lancèrent-ils en choeur. Je constatai ainsi que, même au ciel, la galanterie ne semblait plus très prisée. Je me gardai toutefois de faire le moindre commentaire sarcastique à ce propos, compte tenu de la population locale. Effectivement, je vous confirme que tout ce qui a été dit quant au caractère asexué des anges est… faux. Soit !
 
Je commençai donc par le paternel [comme cela m’avait été si gentiment suggéré] et compulsai d’impressionnants catalogues d’attributs. Je constatai rapidement que toute une série de traits de caractère m’étaient imposés d’office. Il s’agissait bien entendu des propriétés communes à l’ensemble de la gent masculine. Je ne voudrais blesser personne en les énumérant ici, la liste n’étant pas [il faut bien l’avouer] très glorieuse. Je ne me permettrai pas non plus, rassurez-vous messieurs, d’émettre le moindre jugement sexiste… ayant moi-même été un homme dans certaines de mes vies précédentes.
 
Bon, revenons à nos moutons, ou plus exactement à mes parents. Alors, quel père choisir ? Ma préférence se porta spontanément sur un artiste. Contestataire, grandiloquent, charismatique et génial… cela va sans dire. Moue dubitative des anges en présence : ‘Les artistes sont de mauvais pères. Ils sont égoïstes et ne pensent qu’à leur art’, me sifflent-ils sournoisement. ‘Merveilleux’, m’exclamais-je, ‘J’ai toujours préféré les génies aux bons pères de famille’ ! Je confirmai donc mon choix avec empressement, priant Dieu qu’aucun de ces ‘rabats joie à plumes’ ne relance le débat. ‘Et si nous passions maintenant à ma future mère’, leur lançais-je avec enthousiasme, histoire d’éviter toute nouvelle contestation.
 
Second listing. Second choix. Cette fois, plus classique. J’optai pour une valeur sûre, indémodable. Une mère équilibrée, optimiste, joviale et courageuse. Pas trop brillante tout de même, afin d’éviter qu’un complexe parental d’infériorité ne vienne ternir une personnalité promise à un bel avenir. Je la choisis par ailleurs modérément affectueuse, me préservant ainsi des effusions grotesques dont j’ai toujours eu horreur.
 
Voilà, le sort en était jeté et ma requête officiellement communiquée aux instances supérieures. Il ne me restait donc plus qu’à attendre que mes futurs parents soient localisés et connectés. Une sorte de ‘mariage arrangé’ si vous voulez, n’en déplaise aux romantiques et autres doux rêveurs.
 
Suivra à cela l’intervention remarquée du célébrissime Cupidon [pour l’anecdote, aussi ridicule en vrai que sur les représentations qu’en font les humains] et son non moins célèbre arc à flèches. Vous connaissez la suite !
 
Voilà donc comment je choisis a priori ceux qui allaient devenir mes parents. Les anges avaient raison, avoir un père artiste, c’est pas facile tous les jours… mais bon, globalement, je suis assez satisfaite de mes choix. Oui, ce serait à refaire, je ne changerai rien. Ou alors, pas grand-chose (…)

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09/04/2004

En attendant...

- Il paraît qu’elle l’a complètement démesuré.
- Quoi ?
- Et bien, son ego pardi !
- Oui mais lequel ?
- Comment ça lequel ?
- Lequel de ses ego ?
- Ah, son ego d’enfant.
- Et les deux autres ?
- Ne m’en parle pas !
- C’est grave à ce point ?
- Son ego d’adulte est sous dimensionné…
- Inquiétant !
- Oui, d’autant plus que c’est l’ego de la logique
- Et celui de la rationalité, du rapport objectif au monde.
- Exacte ! Et celui de la gestion des émotions.
- Bon, quid de l’ego parental ?
- Inexistant !
- C’est plutôt rare, non ?
- Un cas d’école !
- Les enfants, elle y pense ?
- Très peu, elle dit préférer les animaux.
- Son ego d’enfant ?
- Sans aucun doute !
- D’autres symptômes ?
- La liste est longue. Sur émotivité, immaturité, spontanéité, …
- Tu crois qu’elle est heureuse ?
- On devrait lui demander.
- Oui mais pour ça, il faudrait qu’elle arrive !
- On l’attend depuis combien de temps ?
- Des jours.
- Tu crois qu’elle viendra ?
- Nous verrons, Estragon, nous verrons…


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07/04/2004

Signet

"S'il n'était pas possible qu'Alice fût en train de tomber (sérieusement) amoureuse d'Eric, alors peut-être était-elle en train de tomber amoureuse de l'amour.
Quel est donc ce curieux sentiment syntactiquement répétitif ?
Il exprime une certaine réflexivité au sein de l'état amoureux, qui fait que l'on tire plus de plaisir de son propre enthousiasme émotionnel que de l'objet amoureux qui l'a suscité."

 
Le plaisir de souffrir, Alain de Botton, Editions 10/18 Domaine étranger, page 71

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31/03/2004

Parlez-moi d’amour…

C. sort avec S. Cela ne l’empêche pas d’aimer secrètement G., elle-même amoureuse de F., marié et père de famille. S., bien entendu, n’est au courant de rien. C’est lors d’une conversation avec C., durant laquelle il me demandait d’intervenir auprès de G, que B. m’appela pour m’annoncer qu’elle avait enfin osé prendre contact avec M., à l’insu de D., son partenaire officiel depuis maintenant quatre (longues !) années. B. et M. ont un ‘date’ jeudi prochain. De toute évidence, D. n’en saura jamais rien. B. fut la petite amie de V., il y a bien longtemps. C’est moi qui lui annonçai, sur demande express de B., la fin de leur relation. Il lui fallut deux ans pour s’en remettre. Et puis, un jour, il rencontra T., qui venait de quitter L. Ca aurait pu marcher entre eux. Malheureusement… la sauce ne prit pas, et ce malgré mes nombreuses (et judicieuses) interventions. Il faut dire que T. se remettait difficilement de sa rupture avec L., qu’elle soupçonne (à juste titre) d’infidélité. Pour la petite histoire, L. reprit récemment contact avec T. pour lui déclarer qu’elle était, je cite, la femme de sa vie… mais qu’il venait toutefois d’acheter une maison avec E., rencontrée peu après leur séparation. Et d’ajouter ‘qu’il n’aimait pas réellement cette E. mais qu’il se sentait redevable vis-à-vis d’elle’. Aujourd’hui, T. (sous anti-dépresseurs) se console en écoutant les mésaventures de F. sa meilleure amie, amoureuse de B. Une belle histoire, jusqu’à ce que B. apprenne que S., la femme qu’il venait de quitter pour F., était enceinte… de lui ! Bilan, B. quitte F. et retourne chez S., qu’il n’aime plus mais de laquelle il s’apprête à avoir un second enfant. F. se sent seule et abandonnée. T. veille sur elle. (…)
 
Nous vivons vraiment une époque formidable. Vous ne trouvez pas ? :-(

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26/03/2004

Déclaration d'amitié

Lui : "Toi et moi, nous sommes deux étoiles face au reste de l’Univers."

Elle : "Oh, c’est beau ce que tu me dis là !"

Lui : "Tu devrais peut-être le noter quelque part, pour pas qu'on oublie." (...)

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24/03/2004

La jalousie II

Elle m’épie. La garce. La salope. Par la porte entre ouverte, je devine son rictus, sa face grimaçante. Elle se gave, se remplit la panse, s’en fout plein les orbites.
 
Et moi, pendant ce temps, je crève. Ou plutôt, je n’en finis pas de crever. Mon corps meurtri se contorsionne de douleur. Le pire, ce sont les insectes. Affamés, ils me rongent. Me décortiquent. Je les sens creuser mes plaies béantes. Jusqu’à l’os. Jusqu’aux entrailles. Elle, elle se contente d’observer la scène avidement. Elle se délecte. Se régale.
 
Quelle idiote ! Pendant ce temps, le Maître veille. Tapi dans l’ombre, il dicte sa loi. Depuis les ténèbres, il la laisse me torturer, me piétiner, me déchiqueter. Il m’a créé à son image et pourtant la laisse me détruire.
 
Si seulement elle savait (…)

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23/03/2004

Lacanisme ?

J’aime Lacan… autant que j’aime Socrate ou Dali. J’aime Lacan pour son cynisme, son arrogance, son goût de la théâtralité et son anti-conformisme.
 
Tout a commencé par une rencontre : ‘Une Saison chez Lacan’ du journaliste Pierre Rey. J’ai toujours défendu l’idée que ce sont les livres qui nous choisissent, et pas l’inverse !
 
A propos des psychanalystes, Pierre Rey écrit : ‘Ils sont à la douleur psychique ce que la morphine est à la douleur physique. Tant qu’elle ne s’endort pas, on est accro’. Son analyse durera dix ans.
 
Dans ce cas précis, le (son) psychanalyste, c’est Jacques Lacan. Celui qu’on surnomme à l’époque ‘Le charLacan’. Celui à qui on reproche d’être mondain, de pratiquer des honoraires exorbitants et de réduire les séances à l’extrême (jusqu’à inventer la ‘contre-séance’).
 
J’aime aussi Lacan pour son audace. Ne fût-il pas, dans les années 60, le seul à oser recevoir sur son divan les suicidaires ? Rien que pour cela, il m’est sympathique. Et puis… et puis il y a ‘L’Origine du monde’ de Gustave Courbet, scandaleux tableau qu’il acheta en 1955 et exposa dans sa maison de campagne de Guiltrancourt.
 
Car Lacan était riche. Très riche. Richissime même : patrimoine, or, argent liquide, collections de livres rares, objets d’art, tableaux, ... Et il en était fier. Très fier. D’où sa réputation de personnage le plus ‘tape-à-l’œil’ de toute l’histoire de la psychanalyse.
 
Outre Pierre Rey, de nombreuses célébrités défilèrent au 5 rue de Lille. Parmi elles, Françoise Giroud qui écrivit à propos du ‘Maître Lacan’ : ‘Grâce à lui, j’ai pris conscience  que je marchais le pied droit dans ma chaussure gauche et le pied gauche dans ma chaussure droite’.
 
Lacan, que certains qualifièrent maladroitement de ‘Freud français’, mourut à Paris le 10 septembre 1981. J’avais huit ans. C’est bien plus tard que j’appris à l’aimer… tout comme j’apprendrai à aimer Socrate ou Dali (…)

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19/03/2004

Expérience extra-sensorielle

Jeudi 18.03.2004 * 20:30 * Palais des Beaux-Arts.
Charles Ives,
Quatrième Symphonie pour chœur ad libitum et grand orchestre.
 
 
Premier mouvement (Prelude)
Tout est calme.
Trop calme.
Un danger plane, emprunt de mystère.
On pressent le drame.
D’une grande violence.
On l’attend.
Il éclate.
Descente aux enfers.
Chute vertigineuse.
Crescendo.
Le chœur rappelle l’espérance.
Décentré.
Entre ciel et terre.

 
Second mouvement (Allegretto)
La ville.
La métropole.
Turbulente.
Les thèmes s’entrechoquent.
Les sonorités se superposent.
Le jour.
La nuit.
Rien ne s’arrête.
Des images défilent.
Figuration de la vie moderne.
Effervescence.
Impression de chaos.
Qu’un piano ordonne, domine.
Soudain, la musique s’arrête.
Brutalement.

 
Troisième mouvement (Fugue. Andante moderato.)
Au chaos succède l’ordre.
Le formalisme.
L’équilibre.
La peur s’atténue.
L’angoisse s’estompe.
Confiance.
Sérénité.
Mais cet ordre est artificiel.
On regrette l’effervescence.
Le capharnaüm.
L’antithèse est décevante.
Car trop académique.
Trop classique.
Trop raisonnable.
Désir de liberté.
Envol.

 
Quatrième mouvement (Very slowly – Largo maestoso)
Sensation étrange.
La musique devient organique.
Viscérale.
Chaos teinté d’équilibre.
Entre-deux.
Complémentarité.
Le piano ne domine plus.
Il s’intègre.
A un tout.
A l’ensemble.
Soudain, s’élève un chant.
Celui d’une femme.
Presque inaudible.
On le devine.
On le perçoit.
A peine.

 
Y a-t-il encore une place pour l’individu ?
On s’interroge (…)


 
Charles Ives, originaire du Connecticut (USA), composa cette symphonie entre 1910 et 1916. Son langage, révolutionnaire pour l’époque, préfigure les techniques d’écriture de la musique contemporaine telles que la polytonalité, l’atonalité, la sérialité ou la polyrythmie.
 
Initialement très mal accueillie par l’Orchestre Philharmonique de New York, l’œuvre ne fut présentée dans son intégralité que quarante ans plus tard, en 1967.
 
Encore aujourd’hui, la Quatrième Symphonie pour chœur ad libitum et grand orchestre est considérée, par beaucoup, comme… injouable !

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16/03/2004

'Mars' de Fritz Zorn

‘S’il faut que je me rappelle mon enfance, je dirai tout d’abord que j’ai grandi dans le meilleur des mondes possibles. D’après cette remarque, le lecteur intelligent comprendra tout de suite que l’affaire devait forcément mal tourner.’
 
Je m’apprête à relire ‘Mars’ de Fritz Zorn. Pour la quatrième fois. En dix ans. J’ai découvert cet ouvrage par hasard. Une rencontre nécessaire, sans aucun doute.
 
‘Mars’, c’est le récit ante-mortem d’une vie. Le témoignage d’un trentenaire ‘éduqué à mort’. Sous un pseudonyme, l’auteur relate son histoire… ou plutôt celle de sa maladie, le cancer, qu’il considère comme un aboutissement logique et naturel : ‘Je suis jeune, riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée. Naturellement, j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire’.
 
‘Mars’ est un ouvrage corrosif sur les rapports qu’entretiennent l’âme et le corps. Une analyse acerbe des névroses. Un réquisitoire vitriolé contre l’éducation bourgeoise, contre la société zurichoise conformiste et bien pensante.
 
Fritz Zorn est mort avant même la publication de son manuscrit. L’œuvre de sa vie. Il avait trente-deux ans.
 
En allemand, ’Zorn’ signifie ‘Fureur’ (...)

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10/03/2004

Reminiscence

Saviez-vous que j’avais été samouraï dans une autre vie ? C’est de là que vient ma fascination viscérale pour le Japon.
Samouraï ? Cela signifie littéralement ‘celui qui sert’. Et puis il y a le Bushido, la voie du Samouraï. Un code d’honneur transmis oralement de génération en génération. Je n’étais encore qu’un enfant lorsque le Bushido m’a inculqué la rectitude, la bravoure, la bienveillance, la compassion, l’action juste, la sincérité, l’honneur et la loyauté. Cette dernière vertu, la loyauté, a été empruntée au Confucianisme et au Shintoïsme. C’est de là que sont également issus les principes de vénération des ancêtres, de piété familiale et de patriotisme. Sans oublier la rectitude, clé de voûte de la mentalité japonaise.
Très tôt, j’ai été initié au kendo, au ju-jutsu et au kyudo. Je maniais le sabre comme nul autre. Dans le Bouddhisme, j’ai puisé les notions de calme, de sérénité et de maîtrise.
C’est troublant de savoir à posteriori qu’on a fait partie de l’élite guerrière qui dirigea le Japon de 1185 à 1867.
Je me souviens d’être mort une première fois, en 1273. Par seppuku. Dans un sang froid absolu et un calme impénétrable (…)


12:30 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2004

Marabout Flash des temps modernes

"La vie en rose, mode d'emploi" (Editions Albin Michel)... ou Le petit livre rose à l'usage de la Génération Prozac ! Un condensé d'optimisme pour trentenaires désillusionnés et autres angoissés chroniques. A consommer sans modération ;-)
 

 
 

 
Prenez un risque par jour. Même tout petit au début.
Ne perdez pas votre vie à vouloir la gagner.
Faites ce que vous aimez le plus. Faites-le souvent.
Choisissez votre direction. Sans cela, vous risqueriez d'arriver n'importe où. Voire nulle part.
Accrochez-vous si vous pensez être dans la bonne direction.
Rayez de votre vocabulaire 'Je dois/Je devrais'. Vous ne devez rien à personne.
Ne faites jamais semblant.
Tentez votre chance souvent. Encore.
Ne vous comparez à personne. Jamais.
N'attendez pas l'inspiration. Mettez-vous au travail, elle surgira.
Consacrez-vous à l'essentiel.
Fuyez les gens qui ont besoin de souffrir pour se sentir vivre.
Ne pensez pas à 'après'. Vous pourriez tout rater.
Méfiez-vous des raccourcis si vous êtes pressé d'être heureux.
Ne confondez jamais le prix et la valeur d'une chose.
Si vous trébuchez, relevez-vous aussitôt. Sans réfléchir.
Evitez de deviner les pensées des autres. Demandez-leur.
Passez à l'action. Agir dissipe la peur.
Osez demander. Quelle que soit la réponse.
Ne gardez pas le meilleur pour la fin. La vie est trop courte.
(...)

11:19 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2004

Tout reste à faire

"Tout reste à faire", c’est ce qu’écrit Maurice G. Dantec en page 337 de son ‘Journal métaphysique et polémique’. Réfléchissons...
 

LISTE DES CHOSES A FAIRE AVANT DE MOURIR
 
Traverser l'Asie du Sud Est en solitaire, sac au dos.

Voir Hong-Kong, Tokyo, Lassha, Angkor, Calcutta, Rio, Bamako, Le Caire, Bagdad, Téhéran, Reyjavik, Singapour et Séoul.

Me souvenir.

M’initier, in situ, à la culture japonaise.

(Re)vivre une belle histoire.

Naviguer.

(Re)lire Vian, Kundera, Werber, Duras, Sénèque, Bruckner, Tabucchi, Calle, Maupin, Kafka, Rimbaud, Zorn et tous les autres.

Survoler les lignes Nazca.

Vivre dans un monastère bouddhiste.

Expérimenter les paradis artificiels.

Organiser une rétrospective Mecano-Art.

Approcher une baleine.

Apprendre le langage des signes.

Ouvrir un chenil.

M'initier à l'Art africain.

Reprendre contact avec Laurent, Adeline, Rebecca, Valérie, Cécile, Tom, Patrick et Marlyse.

Sauter à l'élastique.

(Enfin) mémoriser les 120 mouvements du Tai chi Chuan.

Serrer un ourang-outang dans mes bras.

Traverser le désert.

Connaître l'histoire de l'Art sur le bout des doigts.

Ecouter en boucle Mozart, Bach, Satie, Stravinsky, ...

Suivre une psychothérapie.

Danser la salsa à La Havane.

Redécouvrir l'oeuvre de Chaplin.

Trouver le juste milieu de toute chose.

Dompter un animal sauvage.

Rencontrer le Dalaï-Lama.

Ecrire une oeuvre de fiction.

Rédiger la biographie d'Oras.

Comprendre l'Astronomie.

Apprendre la calligraphie chinoise.

Adopter un âne.

Me marier à Las Vegas, sur un coup de tête.

Expérimenter l'hypnose.

Consulter une voyante.

Aimer un poète, un écrivain, un musicien, un psychanaliste et/ou un collectionneur d'Art (et, idéalement, que ce soit réciproque).

Travailler à l'étranger.

Lire et parler couramment l'anglais.
 
Et vous, quelle serait votre liste des choses à faire avant de mourir ?

13:06 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2004

See you...


 
 
 
 

Ceci n'est pas une fin.
Juste une pause.
Histoire de reprendre mon souffle.

 
Faites attention à vous amis blogueurs ;-)
A un de ces jours...
Julie

julieopstaele@yahoo.fr



09:42 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/01/2004

L'enveloppe

Ce matin, dans ma boîte, il y avait une enveloppe.
Jaune.
Un jaune vif et lumineux qui donne envie de sourire.
Je l'ouvre.
A l'intérieur, une vieille indienne... assoupie.
Je me souviens.
Quelques mots aussi, à l'encre rouge.
Un rouge sombre, rappelant la couleur du sang.
Nous te souhaitons une année remplie de découvertes et de sérénité.
L'essentiel.
J'avais oublié.
Merci (...)

09:13 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/01/2004

S.

S. est un quelqu’un de bien. C’est du moins ce que prétend P., son élève.

S. est laid, voire repoussant, mais séduit par sa vivacité d’esprit et sa pureté morale. Son dada ? La maïeutique ou l’accouchement des âmes. Une expression pompeuse qui revient finalement à dire qu’apprendre, c’est se ressouvenir. Un zeste de dialogue... et voilà qu’un savoir inné referait surface.
 
Notre bon vieux S. est également réputé pour son ironie. Ses bêtes noires ? Les Sophistes... qu’il déteste et auxquels il reproche de délivrer une vérité préfabriquée. Et c’est avec cynisme qu’il leur lance : 'Moi, au moins, je sais que je ne sais pas !'. Car pour S., l’illusion du savoir est le plus grand obstacle au savoir en tant que tel.

S. va jusqu’à interroger le temple de Delphes pour en apprendre davantage sur la vie. 'Connais-toi toi-même' lui répond l’Oracle. Parce que la sagesse, c’est d’abord apprendre à cultiver en soi ce qu’il y a de plus élevé.

Et ce n’est pas tout. S., l’original, se parle à lui-même. Ou plutôt parle à ce qu’il appelle son daimon. Un dieu intérieur, audible à lui seul, qu’il invoquerait pour justifier ses actes et paroles. Freud n’a qu’à bien se tenir !

Pour toutes ces raisons, S. dérange.

En 379 avant J.-C., S. est accusé de corrompre la jeunesse et condamné à boire la ciguë. Une sorte de Jésus-Christ avant l'heure.

S. n’a rien écrit de son vivant. Tout ce que l’on sait de lui, c’est P., son élève, qui nous l’a rapporté.

S. devait être quelqu’un de bien (...)

09:20 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2004

SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS II

Depuis qu'on a découvert qu'une flamme pouvait chasser l'obscurité, l'Homme n'a plus jamais dormi paisiblement.
 
ORAS s'interroge...
Donc, il existe ?

09:32 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |