02/07/2003

Morbide, vous avez dit morbide ?

Si je vous dis "Messe des morts", vous me répondez ? Requiem. OK. Et si je vous dis "Requiem" ? Wolfgang Amadeus Mozart, bien sûr !

Dimanche, Basilique de Koekelberg, j’ai rendez-vous avec Mozart l’excentrique et son fameux "Requiem". Je décompte les jours. Coût de l’opération : 45 euro ! Mais quand on aime...

Il s’agit de la dernière oeuvre écrite par le compositeur sur son lit de mort en 1791. Le mythe populaire voudrait que Mozart ait composé ce Requiem pour ses propres funérailles à la demande d’un mystérieux "messager de la mort". Foutaise ! Tout aussi loin de la réalité que la version « Salierienne » de Milos Forman.

Le véritable commanditaire (fait de chair et d’os) serait le comte von Walsegg-Stuppach. Un Autrichien dont la manie consistait à faire passer pour siennes des oeuvres de musiciens étrangers. Il commanda ce Requiem dans le but d’honorer la mémoire de son épouse défunte. Malheureusement, Mozart décéda en laissant l’oeuvre inachevée. Un testament musical... C’est le jeune élève du maître, Franz-Süssmayer, qui terminera le chef d’oeuvre. Quand à Mozart, son cadavre sera jeté dans la fosse commune sans même une croix !

A l’instant où j’écris ces quelques lignes, il est là... à mes côtés. Son "Requiem" résonne dans la pièce. Il m’emporte et efface mes craintes, mes doutes, mes angoisses. Un chef d’oeuvre à la fois émouvant, grave, profond, intense, puissant, magique, ... Fermer les yeux. Ne plus penser à rien. Se laisser emporter.

"Son dernier souffle fut comme s’il voulait, avec la bouche, imiter les timbales de son Requiem. Je l’entends encore..." (Sophie Haibel, belle-soeur de Mozart)


09:11 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.