11/07/2003

Et les amours ?

Il semblerait, d’après les dires de certains, que se remettre d’une rupture amoureuse prendrait le nombre d’années qu’a duré la relation. Et bien, il va en falloir de la patience !

Pour être honnête, le célibat en lui-même n’est pas si pénible. Que du contraire ! Non, le plus accablant... ce sont les AUTRES. Ces esprits bien pensants qui se font un devoir, à chacune de vos rencontres, de ressasser systématiquement la même rengaine : ‘Et les amours ?’. Manuel du parfait ressasseur : toujours poser cette question en public, au moment où vous vous y attendez le moins, de préférence en l’accompagnant d’un clin d’oeil appuyé. Que voulez-vous répondre à cela si ce n’est le sempiternel ‘Ca va’ qui a au moins l’avantage de clore le sujet... jusqu’à la prochaine rencontre.

Et puis, dans la série des rengaines, il y a également toutes ces expressions 'bateau' -aussi insignifiantes que mensogères- qu’ils vous lancent fièrement à grand renfort de regards complices : ‘Un de perdu, dix de retrouver’, ‘Moins on cherche, plus on trouve’, ‘A chaque pot, son couvercle’, ... J’en passe et des meilleures. Quel ramassis de banalités. Et le pire, c’est qu’ils ont l’air d’y croire à leurs niaiseries. C’est pitoyable... et mauvais signe ! Signe que, malgré tous leurs efforts, ils n’ont rien trouvé de plus réconfortant à vous dire.

C’est alors que débarquent les moralisateurs ! Alors, eux, ce sont les pires. Animés d’une conviction inflexible, ils tentent de vous culpabiliser : ‘Tu es beaucoup trop exigeante, voilà le problème’. Deux solutions s’offrent à vous : conclure chacun de leur sermon par un mouvement de tête approbateur, dans l’espoir qu’ils se lassent et passent à autre chose. Ou mettre fin plus abruptement au laïus en lançant d’un air désinvolte que ‘de nos jours il est plus probable statistiquement de tomber sur une mine anti-personnelle que sur un type bien’. RA-DI-CAL !

Suivent les imposteurs. Ceux qui vous lanceront en pleine figure, sur le ton odieux de la confidence : ‘Reprends-toi que diable... ON est tout de même mieux seul que mal accompagné’. Dans la majorité des cas, l’imposteur est la parfaite contre-illustration des thèses qu’il défend : ancré depuis des lustres dans une vie conjugale terne et ennuyeuse, par peur de la solitude... Cocu, dépressif mais casé.

Bravo ! Vous avez survécu aux ressasseurs, moralisateurs et autres imposteurs. Reste à affronter les entremetteurs. Un combat de longue haleine. Car c’est qu’ils sont coriaces, perfides et rusés les entremetteurs. Ils tenteront de vous fourguer le dernier des abrutis l’air de rien : ‘Dis, tu viens samedi soir à mon souper fromage ?’ Et c’est une fois sur place, que vous vous rendrez compte de l’arnaque. Un bon conseil : ouvrez l’oeil et ne vous fiez pas aux apparences. L’entremetteur est passé maître dans l’art de déguiser un débile en ‘âme soeur’... un abruti en ‘prince charmant’.

Et puis il y a TOUS les autres :

  • Ceux qui 'ne comprennent pas pourquoi une fille comme VOUS est toujours célibataire' ;
  • Ceux qui vous demanderont inlassablement des nouvelles de votre ‘ex’ ;
  • Ceux qui vous répéteront /mois après mois/ 'qu’il faut laisser faire le destin' ;
  • Ceux qui vous lanceront chaque matin un pénible ‘Alors, on a fait des folies de son corps’ ;
  • Ceux qui penseront très fort que ‘vous auriez franchement besoin d’un mec pour aller mieux’ ;
  • Ceux qui formuleront un ‘Deux entrées ?’ alors qu’il n’y a que vous à cette saloperie de guichet ;
  • Ceux qui vous appeleront péniblement ‘célibattantes’ ;
  • Ceux qui ne trouveront jamais rien d’autre à dire que ‘avec le temps tout s’arrange’ ;
  • Ceux qui vous casseront les oreilles à grands coups de ‘Bridget Jones’ ;
  • Ceux qui vous imposeront un supplément single outrageusement élevé ;
  • Ceux qui vous briseront d'un 'N'attends tout de même plus trop longtemps' ;
  • ...
  • ...
  • ...

Et bien, il va en falloir de la patience ;-)


09:37 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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