07/08/2003

Tic... Tac... Tic... Tac...

Il y a une chose que j'exècre par dessus tout. Ce sont les gens qui répondent "Moi" à la question "Qui auriez-vous aimé être ?".

 

Quel manque d’ambition ! Sommes-nous donc à ce point rongés par l’orgueil ? Anesthésiés par la vanité ? Vingt siècles de personnalités extra-ordinaires et certains choisissent de rester cloisonnés dans leur existence ultra-ordinaire.  

 

Moi ?

 

J’aurais aimé, comme Mozart, composer dès l’âge de quatre ans. J’aurais aimé réunir dans un tableau tous les vices de l’humanité à la manière de Jérôme Bosch. J’aurais aimé explorer l’inconscient de Sigmund Freud. J’aurais aimé parodier Hitler avec le talent de Charlie Chaplin. J’aurais aimé, sous les traits de Siddharta, atteindre l’Eveil. J’aurais aimé goûter à l’Opium de Jean Cocteau. J’aurais aimé, comme Nietzsche, être traqué par le daimon. J’aurais aimé me métamorphoser en Franz Kafka. J’aurais aimé cracher sur leurs tombes comme l’a fait Vian. J’aurais aimé peindre la Joconde à travers les yeux de Léonard de Vinci. J’aurais aimé, tel Socrate, savoir que je ne sais rien (...)

 

Mais, plus que tout, j’aurais aimé que de fines moustaches défendent l’entrée de mon vrai moi. Celles de Salvador Dali, l’homme d’exception que j’aurais aimé être. Le surréalisme, c’est LUI... Ce que Freud a expliqué avec des mots, Dali l’a illustré à travers ses peintures. Il a exorcisé sur la toile ses démons, matérialisé ses délires intérieures.

 

Dali, LE génie surréaliste espagnol. Exhibitionnisme grandiloquent, goût de l’apparat, maniérisme verbal, surenchère d’extravagances, fièvre narcissique, délires paranoïaques, ... L’Antémoi !

 

Il disait ne pas connaître lui-même le sens profond de ses peintures. Je n’en crois rien. J’aurais voulu être le divin Dali pour lire dans ses pensées, sonder son inconscient, comprendre.

 

Les montres molles sont devenues le symbole dalinien du temps qui passe, qui s’écoule le long de l’arbre de la vie. Les aiguilles rappellent les moustaches du maître. Tic... Tac... Tic... Tac...

 

Et vous ? Qui auriez-vous aimé être ?

 

Vite, le temps presse ! Tic... Tac... Tic... Tac...

 


08:47 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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