11/08/2003

PAUSE

Il y a une chose que j’admire par dessus tout. Ce sont les gens qui répondent "Moi" à la question "Qui auriez-vous aimé être ?".
 
Vingt siècles de personnalités extra-ordinaires et certains choisissent d’assumer avec conviction et fierté leur existence ultra-ordinaire. Mieux : d’en tirer parti !
 
Et si c’était eux qui avaient raison ? Les destinées géniales sont-elles à ce point enviables ?
 
Tic... Tac... Tic... Tac... Pause 
 

Mozart ? Il mourut dans l’indifférence générale. Son corps fut jeté dans la fosse publique sans même une fleur.
 
Sigmund Freud ? Atteint d’un cancer, il dut subir trente-trois opérations de la mâchoire et mourut dans d’atroces souffrances.

 
Charlie Chaplin ? Il fut élevé dans la misère, par un père alcoolique et une mère aliénée.
 
Jean Cocteau ? Il subit, de décembre 1928 à avril 1929, une douloureuse cure de désintoxication. C’est là, reclus, qu’il rédigea Opium.
 
Nietzsche ? Il fut interné en 1889 suite à une crise de démence. Il n’écrivit plus rien jusqu’à sa mort, 10 ans plus tard.
 
Franz Kafka ? Il souffrit toute sa vie de dysmorphobie, l’angoisse obsessionnelle de devenir difforme. 
 
Vian ? De son vivant, il fut catalogué hors norme et boudé par les grandes maisons d’édition qui refusèrent ses manuscrits.
 
Léonard de Vinci ? En 1476, il fut publiquement inculpé de sodomie et se retrouva devant les tribunaux.
 
Socrate ? Il fut accusé de corrompre la jeunesse et condamné à boire la ciguë. Ses détracteurs le surnommèrent le bouffon d’Athènes.
 
Dali ? Toute sa vie, il tenta désespérément d’échapper à la malédiction prononcée par son père : Tu mourras seul et dans la misère.
 
Et bien, je crois que vous aviez raison Monsieur J&K [http://journal.skynetblogs.be] : aveuglée par l’idolâtrie, j’ai fini par confondre être et admirer. Comme la nostalgie embellit le passé, l’adoration sublime le réel. A force de fixer les étoiles, je me suis tout simplement égarée... Merci de m’avoir rappelé que nous avions tous une Grande petite histoire à accomplir.
 
Ah, et puis, j’allais oublier... Un dernier conseil à celles et ceux qui lisent ce blog : ne laissez plus jamais personne vous dire que le temps presse ;-)
 
Play. Tic... Tac... Tic... Tac...
 

09:04 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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