27/08/2003

COMING OUT

Je n'en ai jamais parlé à personne... et voilà que je déballe tout sur un blog qui n'est même pas le mien... alors qu'on ne me l'a même pas demandé (ou très vaguement) !
L'effet bloguosphère sans doute. 
Désolée ma petite Mary, c'était plus fort que moi.
Pire : je pousse le vice jusqu'à dupliquer ce coming out sur mon propre blog.
Et bien oui, que voulez-vous, ça m'a fait tellement de bien que j'en redemande... Je remets le couvert, avec appétit et délectation.
Me sens mieux.
BEAUCOUP mieux même.
C'est pas nouveau : les grecs l'avaient compris bien avant nous.
BLOG... défouloir cathartique des temps modernes.
A quand la prescription médicale où serait inscrit en toutes lettres : un quart d'heure de blogging, matin et soir, une demi-heure avant les repas. Tellement efficace que ça devrait être remboursé par la sécurité sociale, vous ne trouvez pas ?

 
 
m@ry* wrote [mary.skynetblogs.be] :
Question du jour: est-ce pathétique d'aimer la solitude? j'veux dire, pas H24 et toute la vie, mais un plateau-télé dans son lit toute seule... c'est-il pas jouissif ça? ou une après-midi shopping en incognito... rien de tel pour avoir la paix non? suis-je pas terrienne d'aimer ça? fumer une cloppe toute seule dehors avec que le vent comme bruit de fond, attendre que tout le monde ait quitté le bureau pour enfin avoir la paix, 1h de fitness à ne penser qu'à suer, une balade en ville le soir en solitaire, 2h de route tout seule avec ma smart la musique à donf'... je peux en citer mille des exemples comme ça... mais arriverais-je à défendre ma cause? est-ce que j'aime la solitude pcq je n'ai pas le choix (juju j'attends ton intervention sur cette question ;-) lol)? ou est-ce que je suis seule pcq j'aime ça? jusqu'à présent je n'ai pas trouvé mon cqfd à cette question. mais c'est peut-être mieux comme ça...

 

Juju's comment :
Tu veux mon avis Marie ? Le voici...
J'ai toujours eu horreur de la solitude. Impossible de rester seule une demi-seconde. Enfance et adolescence dans les jupes d'une mère formidable... Années d'Unif en maison communautaire (20 personnes non stop - en permanence)... Sept années d'amour ultra fusionnel... Et puis, un jour, plus personne ! Nobody. Retour à la case départ. J'ai paniqué. Tu sais, quand t'as l'impression que le sol se dérobe sous tes pieds ! J'ai paniqué : SUIS TOUTE SEULE. Heureusement, les plus fidèles amis sont là pour ramasser les morceaux. Ils mériteraient une médaille d'ailleurs.
Et puis, tout doucement, on se rend compte qu'il faut assumer. Ca ne sert à rien de sauter sur le premier venu. Ce serait se mentir à soi-même. Se manquer de respect. J'ai vite compris que j'allais devoir affronter seule ma traversée du désert. Et puis, tout doucement, on constate que ce n'est pas si terrible. On prend très vite goût à la liberté. L'impression de renaître, c'est étrange. Tu connais l'expression Aujourd'hui est le premier jour de ma nouvelle vie ! Et bien, c'est ça. On commence à réfléchir sur soi. On redécouvre ce qui nous fait réellement vibrer. On prend le temps de ré-apprendre. C'est comme l'histoire du Petit prince et du renard... Sauf que, là, tu joues les deux rôles. Se réapprivoiser !
Ca fait trois ans... Le désert est loin derrière. Tout doucement, je sors de ma torpeur et réouvre les yeux. Ca fait mal au début. Il faut un peu se forcer.
Tout ce qui ne nous tue pas nous renforce ! Je confirme !!! Il faut assumer la solitude au moins une fois dans sa vie. Oser la regarder en face ! L'affronter. La dompter.
Une fois que c'est fait, le monde est à tes pieds. Tu respires à pleins poumons. Tu es vivante.

Voilà, elle est un peu triste mon histoire, je sais... Mais c'est la mienne et je l'assume.
Rien que pour toi ma toute belle : ma vision personnelle de la solitude ;-)

 

17:42 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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