29/08/2003

MERCI

Les Dix Résolutions : version revue et corrigée par Monsieur Citations en personne. http://citations.skynetblogs.be 
 
 1 ] Je ne clamerai plus haut et fort que l'amour est un combat perdu d'avance.
Tout est relatif, si pour toi amour = toujours, alors c'est perdu d'avance. Si amour = partage d'un moment +/- long (de quelques minutes à plusieurs dizaines d'années), tu ne pourras que gagner ton combat puisque le problème réside dans la durée.
 
2 ] Je ne ferai plus de commentaires vitriolés sur le couple.
Dommage, c'est amusant et souvent vrai!
 
3 ] Je cesserai de penser que TOUS les mâles sont des êtres vils et pervers.
Tu as raison, ils sont tous honnêtes et romantiques ;-) Tout comme les femelles d'ailleurs ;-)))))
 
4 ] Je croirai en ma bonne étoile.
Tu n'as pas besoin d'y croire, elle existe.

 
5 ] J'arrêterai d'attendre The One et sortirai avec The Others.
... ce qui te permettra probablement de trouver Another One.
 
6 ] Je LUI souhaiterai d'être un homme heureux.
... ce qui ne dépend que de lui. Ceci dit, ça veut dire que tu commences à entrevoir le bout du tunnel.
 
7 ] J'admettrai que la beauté est subjective (et que c'est ce qui la rend intéressante).
... puisque la même beauté peut être perçue d'autant de façons que de regards qui se portent sur elle.
 
8 ] Je deviendrai adulte... mais pas trop.
On est tous des enfants, il n'y a que le prix des jouets qui change (Smaïn).
 
9 ] Je chercherai la vérité ailleurs que dans les livres et les salles obscures.
Tu es la vérité et tu en fais partie.

 
10] Je serai aussi tolérante avec eux qu'ils le sont avec moi.
C'est la base de la communication!

 
Il y a des jours où tout paraît si simple :-)
Merci Henri... 
 

17:55 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2003

COMING OUT

Je n'en ai jamais parlé à personne... et voilà que je déballe tout sur un blog qui n'est même pas le mien... alors qu'on ne me l'a même pas demandé (ou très vaguement) !
L'effet bloguosphère sans doute. 
Désolée ma petite Mary, c'était plus fort que moi.
Pire : je pousse le vice jusqu'à dupliquer ce coming out sur mon propre blog.
Et bien oui, que voulez-vous, ça m'a fait tellement de bien que j'en redemande... Je remets le couvert, avec appétit et délectation.
Me sens mieux.
BEAUCOUP mieux même.
C'est pas nouveau : les grecs l'avaient compris bien avant nous.
BLOG... défouloir cathartique des temps modernes.
A quand la prescription médicale où serait inscrit en toutes lettres : un quart d'heure de blogging, matin et soir, une demi-heure avant les repas. Tellement efficace que ça devrait être remboursé par la sécurité sociale, vous ne trouvez pas ?

 
 
m@ry* wrote [mary.skynetblogs.be] :
Question du jour: est-ce pathétique d'aimer la solitude? j'veux dire, pas H24 et toute la vie, mais un plateau-télé dans son lit toute seule... c'est-il pas jouissif ça? ou une après-midi shopping en incognito... rien de tel pour avoir la paix non? suis-je pas terrienne d'aimer ça? fumer une cloppe toute seule dehors avec que le vent comme bruit de fond, attendre que tout le monde ait quitté le bureau pour enfin avoir la paix, 1h de fitness à ne penser qu'à suer, une balade en ville le soir en solitaire, 2h de route tout seule avec ma smart la musique à donf'... je peux en citer mille des exemples comme ça... mais arriverais-je à défendre ma cause? est-ce que j'aime la solitude pcq je n'ai pas le choix (juju j'attends ton intervention sur cette question ;-) lol)? ou est-ce que je suis seule pcq j'aime ça? jusqu'à présent je n'ai pas trouvé mon cqfd à cette question. mais c'est peut-être mieux comme ça...

 

Juju's comment :
Tu veux mon avis Marie ? Le voici...
J'ai toujours eu horreur de la solitude. Impossible de rester seule une demi-seconde. Enfance et adolescence dans les jupes d'une mère formidable... Années d'Unif en maison communautaire (20 personnes non stop - en permanence)... Sept années d'amour ultra fusionnel... Et puis, un jour, plus personne ! Nobody. Retour à la case départ. J'ai paniqué. Tu sais, quand t'as l'impression que le sol se dérobe sous tes pieds ! J'ai paniqué : SUIS TOUTE SEULE. Heureusement, les plus fidèles amis sont là pour ramasser les morceaux. Ils mériteraient une médaille d'ailleurs.
Et puis, tout doucement, on se rend compte qu'il faut assumer. Ca ne sert à rien de sauter sur le premier venu. Ce serait se mentir à soi-même. Se manquer de respect. J'ai vite compris que j'allais devoir affronter seule ma traversée du désert. Et puis, tout doucement, on constate que ce n'est pas si terrible. On prend très vite goût à la liberté. L'impression de renaître, c'est étrange. Tu connais l'expression Aujourd'hui est le premier jour de ma nouvelle vie ! Et bien, c'est ça. On commence à réfléchir sur soi. On redécouvre ce qui nous fait réellement vibrer. On prend le temps de ré-apprendre. C'est comme l'histoire du Petit prince et du renard... Sauf que, là, tu joues les deux rôles. Se réapprivoiser !
Ca fait trois ans... Le désert est loin derrière. Tout doucement, je sors de ma torpeur et réouvre les yeux. Ca fait mal au début. Il faut un peu se forcer.
Tout ce qui ne nous tue pas nous renforce ! Je confirme !!! Il faut assumer la solitude au moins une fois dans sa vie. Oser la regarder en face ! L'affronter. La dompter.
Une fois que c'est fait, le monde est à tes pieds. Tu respires à pleins poumons. Tu es vivante.

Voilà, elle est un peu triste mon histoire, je sais... Mais c'est la mienne et je l'assume.
Rien que pour toi ma toute belle : ma vision personnelle de la solitude ;-)

 

17:42 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/08/2003

JE DEPENSE - TU DEPENSES - IL DEPENSE - ...

Ce n’est un secret pour personne : les célibataires dépensent plus que la normale. Cela s’expliquerait par le besoin inconscient de combler un vide affectif. Autant vous dire que, en ce qui me concerne [compte tenu des sommes dilapidées les dernières semaines] il ne doit plus s’agir d’un vide mais... d’un abysse.
 
Soit !
 
Dernier achat en date : Pi de Darren Aronofsky. Peut-être LE plus grand film de toute l’histoire du cinéma. Après The Great Dictator, bien entendu.
 
Hésitation avant dépense ? 6 secondes.
Remords après dépense ? Nul.
Bien-être généré par dépense ? Total.

 
Oui, je sais... c’est mon quatrième DVD ce mois-ci. Oui, je sais... Ghost in the Shell, Requiem for a Dream et Modern Times n’ont toujours pas été délestés de leur emballage d’origine.
 
Mais Pi... comment résister à Pi !
 
Que voulez-vous... Moi la souriante - l’imbécile heureuse - la saine de corps et d’esprit... j’ai toujours été fascinée par les personnalités borderline. Croyez-moi : rien de tel qu’une bonne descente aux enfers sur fond techno-mystique !
 
Et puis il y a tout le reste ---
L’originalité du scénario
L’empreinte surréaliste
Le noir et blanc
L’ambiance onirique
Les crises d’angoisse
Les hallucinations
Les migraines
La 16 mm à l’épaule
La voix off
L’esthétique façon Fritz Lang
L’univers obsessionnel
Le thème du savant fou
Le poésie mathématique
---

 
Et tout cela pour la modique somme de 27 euro. Ce serait idiot de se priver, non ?
 
Pi est souvent comparé à Eraserhead de David Lynch. Pas vu ! Le 5ème DVD peut-être... Nous ne sommes que le 26 finalement ;-)

11:54 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2003

ET DE 10 ! QUI DIT MIEUX ?

Il y a deux périodes dans l'année propices aux bonnes résolutions : septembre et janvier. Vous connaissiez Les Dix Commandements ? Voici Les Dix Résolutions, réalisé et interprété par ...
 
1 ] Je ne clamerai plus haut et fort que l'amour est un combat perdu d'avance.
 
2 ] Je ne ferai plus de commentaires vitriolés sur le couple.
 
3 ] Je cesserai de penser que TOUS les mâles sont des êtres vils et pervers.
 
4 ] Je croirai en ma bonne étoile.
 
5 ] J'arrêterai d'attendre The One et sortirai avec The Others.
 
6 ] Je LUI souhaiterai d'être un homme heureux.
 
7 ] J'admettrai que la beauté est subjective (et que c'est ce qui la rend intéressante).
 
8 ] Je deviendrai adulte... mais pas trop.
 
9 ] Je chercherai la vérité ailleurs que dans les livres et les salles obscures.
 
10] Je serai aussi tolérante avec eux qu'ils le sont avec moi.
 
Durée de vie d'une bonne résolution : entre 4 et 6 semaines. Passé ce délai, les travers resurgissent ! Jusqu'à l'année suivante ;-)

17:02 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/08/2003

ARRET SUR IMAGE

En Chine, j'ai vu des calligraphes peindrent à même le sol. 
Certains reproduisent leurs écrits, poèmes ou correspondances.
D'autres retranscrivent la pensée des grands maîtres.
Ils sont partout.

Dans les rues. Dans les parcs. Sur les places publiques.
Hommes de lettres pour la plupart.
Spectacle irréel.
Fascinant.
L'encre est inutile. Superflue. Stérile.
Les calligraphes utilisent l'eau.

Tout simplement. 
Discipline, patience et persévérance.
A peine tracés sur le sol, les caractères s'estompent.

Pour finalement disparaître.
 
Eloge de l'éphémère...

'C'est ce qui manque le plus qui donne la raison d'être'
Lao-Tseu, Philosophe chinois



12:35 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/08/2003

DELIRIUM

- Bonjour... J'ai vu votre annonce sur le Net. Recherchez-vous encore des candidats ?
 
- Oui, bien sûr, prenez place. Que savez-vous exactement du projet MacLean ?
 
- Et bien, pas grand chose... Je sais juste que votre clinique est spécialisée en psychochirurgie et que vous recherchez des volontaires pour une étude sur la gestion des émotions.
 
- Plutôt qu'une étude... disons qu'il s'agit d'une expérimentation. Le nom de Paul MacLean vous dit-il quelque chose ?
 
- Non, pas vraiment.
 
- Laissez-moi vous expliquer. Paul MacLean est célèbre pour sa théorie du cerveau triunique. Selon lui, le cerveau serait passé à travers trois stades évolutifs. Le plus ancien, vieux de 500 millions d'années, serait le cerveau reptilien. Le plus récent serait le cerveau logique appelé également néocortex. C'est votre écorce cérébrale en quelque sorte. Vous me suivez ?
 
- Pour être honnête, je ne vois pas très bien où vous voulez en venir...
 
- OK. Ecoutez la suite. A mi-chemin dans l'évolution se trouverait un troisième cerveau appelé le cerveau mammifère. Paul MacLean donna à cet ensemble de structures cérébrales inter-reliées le nom de système limbique. On y retrouve l'amygdale, l'hippocampe, le septum et l'hypothalamus. C'est ce qu'il désigna comme étant le siège des émotions.
 
- Passionnant... mais en quoi puis-je vous être utile ?
 
- Permettez-moi de répondre à votre question par une question : comment vivez-vous vos émotions au quotidien ?
 
- Bingo ! Je suis un cas d'école. Un spécimen rare. Il m'est tout simplement impossible de gérer mes émotions. Disons que ce sont elles qui gèrent ma vie. Elles décident de tous mes faits et gestes. Ca viendrait d'un 'ego enfant' surdimensionné... ou quelque chose dans le style. Mon 'ego adulte' serait sous-développé. Quant à mon 'ego parent', il serait tout simplement inexistant.

- Intéressant ! Continuez...
 
- Que dire de plus... Mes émotions prennent constamment le dessus. Difficile dans ce cas d'analyser froidement une situation, d'émettre un jugement rationnel, d'agir en toute objectivité.

- Et vous en souffrez ?
 
- Disons que, de nos jours, il n'est pas bon de laisser libre cours à ses émotions. S'émouvoir est devenu une maladie honteuse. Même en amour, l'émotion est proscrite. Nous sommes la génération 'garde-fous'. Pour ne pas souffrir, trois règles d'or : ne jamais montrer ses sentiments - ne jamais s'attacher - ne jamais s'émouvoir. C'est le principe de la sélection naturelle : marche ou crève. Darwin avait vu juste.
 
- Comment réagiriez-vous si je vous proposais de supprimer vos émotions, définitivement ?
 
- Euh, j'ai peur de ne pas vous suivre...
 
- Et bien, la recherche a fait du chemin depuis MacLean. Nous sommes aujourd'hui capables de pratiquer une ablation des structures cérébrales à l'origine des émotions. Cette intervention chirurgicale est sans danger et n'endommage en rien les capacités cérébrales du sujet. Il n'y a aucun risque.
 
- Mais vous êtes cinglés !
 
- Calmez-vous... Pensez aux bienfaits de cette opération. Que diriez-vous de vous libérer définitivement de vos émotions ? D'être enfin objective, rationnelle, logique. LIBRE. De penser avec votre intellect plutôt qu'avec vos tripes. Que diriez-vous de rester insensible face à la mort, à la cruauté, aux traîtrises, à l'injustice, aux infidélités, ... Réfléchissez : si vous acceptez, plus rien ne vous affectera. JAMAIS.
 
- Et bien...
 
(...) (...) (...)
 
[ Nous discutâmes encore plus d'une heure. J'acceptai. C'est une fois sur la table d'opération que je me rendis compte de mon erreur. Mais il était trop tard. L'aiguille s'enfonçait déjà lentement dans mon bras gauche... ]


10:29 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2003

Y A-T-IL UN PSY SUR LES BLOGS ?


Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es ...
 
Bonjour JO
Merci de votre commande sur amazon.fr.

Ceci est votre e-mail de confirmation.
 
1 ex. de "We'Ve Got Blog: How Weblogs Are Changing Our Culture" [Rebecca Blood]
1 ex. de "Paradis" [Philippe Sollers]
1 ex. de "Le Démon" [Hubert Selby]
1 ex. de "Junky" [William Seward Burroughs]
1 ex. de "Last Exit to Brooklyn" [Hubert Selby]
1 ex. de "La Guerre éternelle" [Joe Haldeman]
1 ex. de "Les racines du hasard" [Koestler-a] 

 

(...)
 

08:36 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/08/2003

Apologie de l’excès

La sentence est tombée comme un couperet : Julie, tu es beaucoup trop excessive.
 
Non mais, c’est ça, vas-y... plante-moi un couteau dans le dos tant que tu y es. Tranche-moi la gorge. Ouvre-moi le bide. Arrache-moi les yeux. Et puis c’est quoi ce BEAUCOUP TROP excessive. Comme si excessive ne suffisait pas ! Quelle ignoble traîtrise ! N’importe qui... mais pas LUI... le seul mâle sur cette planète pour lequel j’avais encore un semblant de confiance. Une once de considération.
 
Que répondre ? Une insulte ? Mauvaise idée. On n'insulte pas son meilleur ami. C’est comme ça, c’est la règle. Un gifle ? Surtout pas, ça ne ferait que confirmer ses accusations. Un c’est celui qui le dit qui l’est aurait pu faire l’affaire... si je n’avais fêté mes trente ans il y a peu. J’opte finalement pour un rictus écoeuré, à la limite du vomissement. Le tout ponctué d’un soupir d’exaspération.
 
Il aurait pu s’arrêter là. Et bien non... mon bourreau s’acharne et m’achève d’un misérable c’est à la fois ton plus gros défaut et ta plus grande qualité. Je manque d’air. Je défaille. A l’aide quelqu’un. MAY DAY. Je répète MAY DAY. S.O.S. Is there someone to Save Our Soul ? Ma plus grande qualité : l’excès ! Et ma joie de vivre alors ? Ma générosité ? Mon sens de l’humour ? Ma spontanéité ? Mon enthousiasme ? Ma sincérité ? Envolés. Finis. Terminés.  Ma seule et unique qualité : être BEAUCOUP TROP excessive. Vite, une arme, une falaise, une piqûre, une corde, un objet contondant… quelque chose pour abréger mes souffrances. N’importe quoi !
 
Et tous ces visages fantomatiques qui ne cessent de ponctuer ce réquisitoire d’un mouvement de tête approbateur. Mon Dieu, mais qu’ai-je donc fait pour mériter ça ? Qu’on en finisse. Vite !
 
Soudain, c’est le coup fatal, asséné avec une violence démoniaque : C’est vrai Julie, quand donc apprendras-tu à te modérer. Tu n’as plus 15 ans tout de même !
 
Du sang... Beaucoup de sang... Des litres de sang...
 
JAMAIS
Vous entendez ?
JAMAIS

 
Je hais la modération. Je me complais dans l’extrême. L’indifférence me répugne.
 
J’idolâtre ou j’exècre
J’éclate de rire ou fond en larmes
Je jeûne ou m’empiffre
Je suis sobre ou complètement ivre
J’ai 15 ou 200 ans
Je flambe ou épargne scrupuleusement
Je prône l’ascétisme ou la débauche
Je m’éclate ou m’ennuie à mourir

 
Je suis TOUT ou RIEN
Je suis NOIR ou BLANC

 
J’amplifie
J’exagère
J’en fais trop
Tout le temps et en toutes circonstances

 
C’est ma marque de fabrique
Mon certificat d’authenticité

 
Syndrôme de l’exposant 10
Exposant 100
Exposant 1000

 
Et rien à foutre de la théorie du Ni... Ni. Franchement, c’est tout de même pas un obèse qui va m’indiquer la Voie du Juste milieu !
 
Silence...
 
Quelque chose à ajouter ?
 
Silence...
 
Depuis, mes amis ne m’ont plus jamais reproché d’être BEAUCOUP TROP excessive ! Ils se contentent juste de placer ci et là (l’air de ne pas y toucher) que L’excès nuit en tout, que Tout ce qui est excessif est insignifiant, ...
 
Hein... quoi... pardon... quelqu’un a parlé d’excès ?
Euh, non... personne... pourquoi ?
Oh, juste comme ça...

 
C’est beau l’amitié tout de même… Vous ne trouvez pas ;-)

12:15 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2003

PAUSE

Il y a une chose que j’admire par dessus tout. Ce sont les gens qui répondent "Moi" à la question "Qui auriez-vous aimé être ?".
 
Vingt siècles de personnalités extra-ordinaires et certains choisissent d’assumer avec conviction et fierté leur existence ultra-ordinaire. Mieux : d’en tirer parti !
 
Et si c’était eux qui avaient raison ? Les destinées géniales sont-elles à ce point enviables ?
 
Tic... Tac... Tic... Tac... Pause 
 

Mozart ? Il mourut dans l’indifférence générale. Son corps fut jeté dans la fosse publique sans même une fleur.
 
Sigmund Freud ? Atteint d’un cancer, il dut subir trente-trois opérations de la mâchoire et mourut dans d’atroces souffrances.

 
Charlie Chaplin ? Il fut élevé dans la misère, par un père alcoolique et une mère aliénée.
 
Jean Cocteau ? Il subit, de décembre 1928 à avril 1929, une douloureuse cure de désintoxication. C’est là, reclus, qu’il rédigea Opium.
 
Nietzsche ? Il fut interné en 1889 suite à une crise de démence. Il n’écrivit plus rien jusqu’à sa mort, 10 ans plus tard.
 
Franz Kafka ? Il souffrit toute sa vie de dysmorphobie, l’angoisse obsessionnelle de devenir difforme. 
 
Vian ? De son vivant, il fut catalogué hors norme et boudé par les grandes maisons d’édition qui refusèrent ses manuscrits.
 
Léonard de Vinci ? En 1476, il fut publiquement inculpé de sodomie et se retrouva devant les tribunaux.
 
Socrate ? Il fut accusé de corrompre la jeunesse et condamné à boire la ciguë. Ses détracteurs le surnommèrent le bouffon d’Athènes.
 
Dali ? Toute sa vie, il tenta désespérément d’échapper à la malédiction prononcée par son père : Tu mourras seul et dans la misère.
 
Et bien, je crois que vous aviez raison Monsieur J&K [http://journal.skynetblogs.be] : aveuglée par l’idolâtrie, j’ai fini par confondre être et admirer. Comme la nostalgie embellit le passé, l’adoration sublime le réel. A force de fixer les étoiles, je me suis tout simplement égarée... Merci de m’avoir rappelé que nous avions tous une Grande petite histoire à accomplir.
 
Ah, et puis, j’allais oublier... Un dernier conseil à celles et ceux qui lisent ce blog : ne laissez plus jamais personne vous dire que le temps presse ;-)
 
Play. Tic... Tac... Tic... Tac...
 

09:04 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2003

Tic... Tac... Tic... Tac...

Il y a une chose que j'exècre par dessus tout. Ce sont les gens qui répondent "Moi" à la question "Qui auriez-vous aimé être ?".

 

Quel manque d’ambition ! Sommes-nous donc à ce point rongés par l’orgueil ? Anesthésiés par la vanité ? Vingt siècles de personnalités extra-ordinaires et certains choisissent de rester cloisonnés dans leur existence ultra-ordinaire.  

 

Moi ?

 

J’aurais aimé, comme Mozart, composer dès l’âge de quatre ans. J’aurais aimé réunir dans un tableau tous les vices de l’humanité à la manière de Jérôme Bosch. J’aurais aimé explorer l’inconscient de Sigmund Freud. J’aurais aimé parodier Hitler avec le talent de Charlie Chaplin. J’aurais aimé, sous les traits de Siddharta, atteindre l’Eveil. J’aurais aimé goûter à l’Opium de Jean Cocteau. J’aurais aimé, comme Nietzsche, être traqué par le daimon. J’aurais aimé me métamorphoser en Franz Kafka. J’aurais aimé cracher sur leurs tombes comme l’a fait Vian. J’aurais aimé peindre la Joconde à travers les yeux de Léonard de Vinci. J’aurais aimé, tel Socrate, savoir que je ne sais rien (...)

 

Mais, plus que tout, j’aurais aimé que de fines moustaches défendent l’entrée de mon vrai moi. Celles de Salvador Dali, l’homme d’exception que j’aurais aimé être. Le surréalisme, c’est LUI... Ce que Freud a expliqué avec des mots, Dali l’a illustré à travers ses peintures. Il a exorcisé sur la toile ses démons, matérialisé ses délires intérieures.

 

Dali, LE génie surréaliste espagnol. Exhibitionnisme grandiloquent, goût de l’apparat, maniérisme verbal, surenchère d’extravagances, fièvre narcissique, délires paranoïaques, ... L’Antémoi !

 

Il disait ne pas connaître lui-même le sens profond de ses peintures. Je n’en crois rien. J’aurais voulu être le divin Dali pour lire dans ses pensées, sonder son inconscient, comprendre.

 

Les montres molles sont devenues le symbole dalinien du temps qui passe, qui s’écoule le long de l’arbre de la vie. Les aiguilles rappellent les moustaches du maître. Tic... Tac... Tic... Tac...

 

Et vous ? Qui auriez-vous aimé être ?

 

Vite, le temps presse ! Tic... Tac... Tic... Tac...

 


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01/08/2003

Monologue

- Non mais, franchement, on frôle le ridicule là ! Cette histoire de ‘coupure originelle’, c’est vraiment n’importe quoi !

- Ben, moi, je la trouvais jolie cette histoire...

- Absurde ! Voilà ce qu’elle est ! Absurde, grotesque et pathétique. Quand apprendras-tu à regarder la réalité en face ?

- La réalité... quelle réalité ?

- Trente ans, et ça se laisse encore émouvoir par des niaiseries pour adolescentes attardées...

- Qu’y a-t-il de dégradant à croire en l’âme soeur ?

- Mais redescends sur terre ma pauvre fille. L’âme soeur, c’est une légende urbaine, un fantasme collectif, un non-sens, une aberration. L’espoir du condamné !

- Et l’amour alors... tu y crois à l’amour ?

- L’amour ? C’est un combat perdu d’avance, une voie sans issue. Tous ceux qui ont pris leur envol se sont brisés les ailes... inexorablement.

- J’en connais, moi, des gens qui s’aiment...

- L’amour n’est rien d’autre qu’une réaction chimique. Ce n’est pas leur moitié originelle, leur prétendue âme soeur, que les Hommes recherchent constamment. C’est le déluge de phényléthylamine dans leur cortex cérébral. Ses effets euphorisants. Les gens qui s’aiment ? Des junkies. Des amphétaminomanes. Des défoncés à la PEA !

- La quoi ?

- Mais t’es bouchée ma parole ! La PEA : Phényléthylamine. Une hormone de la classe des amphétamines produite naturellement par notre cerveau. Lorsqu’on tombe amoureux, on produit une grande quantité de cette hormone, ce qui déclenche des sensations d’exultation et d’euphorie. L’opium de l’amour en quelque sorte.

- Donc, tu y crois à l’amour ?

- Quelle naïveté ! La relation amoureuse, c’est le résultat d’une formule chimique... ni plus, ni moins. Après un certain temps, l’organisme se lasse. Il développe une tolérance à la Phényléthylamine. L’amour est alors chimiquement condamné. Le sentiment d’allégresse s’estompe progressivement pour, en fin de compte, disparaître.

- Définitivement...

- Ground zero ! Terminés les papillons dans le ventre, l’euphorie perpétuelle, les nuits blanches, l’hyperactivité, l’absence d’appétit, ... L’allégresse devient indifférence. Tout ce qui plaisait... agace, excède, exaspère. Tout ce qui irritait... repousse, répugne, horrifie. L’âme soeur devient bête noire. Tumeur bénigne !

- Il n’y a donc aucun espoir ?

- [Eclat de rire]


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