22/10/2003

LETTRE A JULIE

Tout est parti d’une simple phrase : 'Il y a des années, j'ai essayé d'écrire une lettre à moi-même, plus jeune. Choses que j'aimerais avoir sues quand j'étais toi !' (Un pont sur l’infini, Richard Bach, page 311)
 
Et si, moi aussi, je m’écrivais une telle lettre. Et si, moi aussi, je m’adressais à la Julie d’il y a dix ans. Que pourrais-je lui écrire ? Quel conseil aimerais-je lui prodiguer ?
 
Difficile !
 
Je commencerais par lui dire que les dix années à venir seront merveilleuses. Qu’elle vivra une histoire d’amour à couper le souffle. Qu’elle croisera sur son chemin des personnes formidables. Qu’elle connaîtra un parcours professionnel sans embûches. Qu’elle s’épanouira au fil des années, des expériences et des rencontres. Je lui dirais tout cela pour la rassurer, pour qu’elle n’ait plus peur de l’inconnu, pour qu’elle ait confiance en l’avenir.
 
Oh ne croyez pas que la nostalgie embellisse le passé. Je n’ai pas oublié les déceptions, les coups durs, les trahisons, les amitiés brisées, les ruptures, les larmes, ... Mais à quoi bon ? A quoi bon la mettre en garde ? A quoi bon lui parler des échecs, des doutes, des blessures, des traversées du désert ? Je la connais. Elle se laisserait envahir par la peur et renoncerait avant même d’avoir commencé. Non, je tairais tout cela.
 
Par contre, je lui dirais à quel point je la trouve belle du haut de ses vingt ans. Je lui chantonnerais doucement 'qu’avec le temps, va, tout s’en va'... Parce qu’à vingt ans on ne s’imagine pas vieillir un jour.
 
Et puis, je lui glisserais dans le creux de l’oreille de profiter de cette insouciance, de cette candeur, de cette ‘insoutenable légèreté de l’être’. Tu auras tout le temps par la suite de te compliquer la vie, de te poser mille et une questions, de peser constamment le pour et le contre. Je lui conseillerais de ne pas grandir trop vite !
 
Pour terminer, je lui dirais ô combien il est important de remettre en cause ses convictions, de les confronter à d’autres cultures. Je lui ferais aimer Edinbourg, New-York, Las Vegas, San Fransisco, Beijing, Shangai, Veranasi, Delhi, Agra, ... Je lui donnerais le goût du voyage. Je ferais naître en elle l’envie de mettre les voiles de temps en temps.
 
'Aie confiance Julie, le meilleur est toujours à venir !'
 
Oui, c’est vrai, j’aurais aimé recevoir une telle lettre pour mon vingtième anniversaire. Tout comme j’aimerais, à l’instant précis où j’écris ces quelques mots, qu’une lettre de moi dans dix ans me parvienne. Une lettre similaire, rassurante et emprunte d’optimisme, qui me confirmerait que ‘le meilleur est toujours à venir’... ... ...
 

08:25 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.