24/12/2003

La jalousie

Je pensais l'avoir maîtrisée. Vous savez, comme ces créatures monstrueuses enchaînées au fond d'une cave sombre et humide. Sans nourriture ni lumière. En espérant qu'elle crève. Parfois, je l'observais à travers la porte entre-ouverte. D'un oeil. Il m'arrivait aussi de la battre à mort en fixant cruellement son faciès tuméfié. Son corps difforme. Lacéré. Partout, des mouches nauséabondes, excitées par le fumet de la chair putride. Et toujours ce rictus abject et insoutenable...
 
Elle est perverse, sournoise.
Même enchaînée, elle me poursuit. S'immisce.

 
La nuit dernière, j'ai à nouveau rêvé qu'il me trompait.

10:01 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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