31/03/2004

Parlez-moi d’amour…

C. sort avec S. Cela ne l’empêche pas d’aimer secrètement G., elle-même amoureuse de F., marié et père de famille. S., bien entendu, n’est au courant de rien. C’est lors d’une conversation avec C., durant laquelle il me demandait d’intervenir auprès de G, que B. m’appela pour m’annoncer qu’elle avait enfin osé prendre contact avec M., à l’insu de D., son partenaire officiel depuis maintenant quatre (longues !) années. B. et M. ont un ‘date’ jeudi prochain. De toute évidence, D. n’en saura jamais rien. B. fut la petite amie de V., il y a bien longtemps. C’est moi qui lui annonçai, sur demande express de B., la fin de leur relation. Il lui fallut deux ans pour s’en remettre. Et puis, un jour, il rencontra T., qui venait de quitter L. Ca aurait pu marcher entre eux. Malheureusement… la sauce ne prit pas, et ce malgré mes nombreuses (et judicieuses) interventions. Il faut dire que T. se remettait difficilement de sa rupture avec L., qu’elle soupçonne (à juste titre) d’infidélité. Pour la petite histoire, L. reprit récemment contact avec T. pour lui déclarer qu’elle était, je cite, la femme de sa vie… mais qu’il venait toutefois d’acheter une maison avec E., rencontrée peu après leur séparation. Et d’ajouter ‘qu’il n’aimait pas réellement cette E. mais qu’il se sentait redevable vis-à-vis d’elle’. Aujourd’hui, T. (sous anti-dépresseurs) se console en écoutant les mésaventures de F. sa meilleure amie, amoureuse de B. Une belle histoire, jusqu’à ce que B. apprenne que S., la femme qu’il venait de quitter pour F., était enceinte… de lui ! Bilan, B. quitte F. et retourne chez S., qu’il n’aime plus mais de laquelle il s’apprête à avoir un second enfant. F. se sent seule et abandonnée. T. veille sur elle. (…)
 
Nous vivons vraiment une époque formidable. Vous ne trouvez pas ? :-(

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26/03/2004

Déclaration d'amitié

Lui : "Toi et moi, nous sommes deux étoiles face au reste de l’Univers."

Elle : "Oh, c’est beau ce que tu me dis là !"

Lui : "Tu devrais peut-être le noter quelque part, pour pas qu'on oublie." (...)

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24/03/2004

La jalousie II

Elle m’épie. La garce. La salope. Par la porte entre ouverte, je devine son rictus, sa face grimaçante. Elle se gave, se remplit la panse, s’en fout plein les orbites.
 
Et moi, pendant ce temps, je crève. Ou plutôt, je n’en finis pas de crever. Mon corps meurtri se contorsionne de douleur. Le pire, ce sont les insectes. Affamés, ils me rongent. Me décortiquent. Je les sens creuser mes plaies béantes. Jusqu’à l’os. Jusqu’aux entrailles. Elle, elle se contente d’observer la scène avidement. Elle se délecte. Se régale.
 
Quelle idiote ! Pendant ce temps, le Maître veille. Tapi dans l’ombre, il dicte sa loi. Depuis les ténèbres, il la laisse me torturer, me piétiner, me déchiqueter. Il m’a créé à son image et pourtant la laisse me détruire.
 
Si seulement elle savait (…)

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23/03/2004

Lacanisme ?

J’aime Lacan… autant que j’aime Socrate ou Dali. J’aime Lacan pour son cynisme, son arrogance, son goût de la théâtralité et son anti-conformisme.
 
Tout a commencé par une rencontre : ‘Une Saison chez Lacan’ du journaliste Pierre Rey. J’ai toujours défendu l’idée que ce sont les livres qui nous choisissent, et pas l’inverse !
 
A propos des psychanalystes, Pierre Rey écrit : ‘Ils sont à la douleur psychique ce que la morphine est à la douleur physique. Tant qu’elle ne s’endort pas, on est accro’. Son analyse durera dix ans.
 
Dans ce cas précis, le (son) psychanalyste, c’est Jacques Lacan. Celui qu’on surnomme à l’époque ‘Le charLacan’. Celui à qui on reproche d’être mondain, de pratiquer des honoraires exorbitants et de réduire les séances à l’extrême (jusqu’à inventer la ‘contre-séance’).
 
J’aime aussi Lacan pour son audace. Ne fût-il pas, dans les années 60, le seul à oser recevoir sur son divan les suicidaires ? Rien que pour cela, il m’est sympathique. Et puis… et puis il y a ‘L’Origine du monde’ de Gustave Courbet, scandaleux tableau qu’il acheta en 1955 et exposa dans sa maison de campagne de Guiltrancourt.
 
Car Lacan était riche. Très riche. Richissime même : patrimoine, or, argent liquide, collections de livres rares, objets d’art, tableaux, ... Et il en était fier. Très fier. D’où sa réputation de personnage le plus ‘tape-à-l’œil’ de toute l’histoire de la psychanalyse.
 
Outre Pierre Rey, de nombreuses célébrités défilèrent au 5 rue de Lille. Parmi elles, Françoise Giroud qui écrivit à propos du ‘Maître Lacan’ : ‘Grâce à lui, j’ai pris conscience  que je marchais le pied droit dans ma chaussure gauche et le pied gauche dans ma chaussure droite’.
 
Lacan, que certains qualifièrent maladroitement de ‘Freud français’, mourut à Paris le 10 septembre 1981. J’avais huit ans. C’est bien plus tard que j’appris à l’aimer… tout comme j’apprendrai à aimer Socrate ou Dali (…)

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19/03/2004

Expérience extra-sensorielle

Jeudi 18.03.2004 * 20:30 * Palais des Beaux-Arts.
Charles Ives,
Quatrième Symphonie pour chœur ad libitum et grand orchestre.
 
 
Premier mouvement (Prelude)
Tout est calme.
Trop calme.
Un danger plane, emprunt de mystère.
On pressent le drame.
D’une grande violence.
On l’attend.
Il éclate.
Descente aux enfers.
Chute vertigineuse.
Crescendo.
Le chœur rappelle l’espérance.
Décentré.
Entre ciel et terre.

 
Second mouvement (Allegretto)
La ville.
La métropole.
Turbulente.
Les thèmes s’entrechoquent.
Les sonorités se superposent.
Le jour.
La nuit.
Rien ne s’arrête.
Des images défilent.
Figuration de la vie moderne.
Effervescence.
Impression de chaos.
Qu’un piano ordonne, domine.
Soudain, la musique s’arrête.
Brutalement.

 
Troisième mouvement (Fugue. Andante moderato.)
Au chaos succède l’ordre.
Le formalisme.
L’équilibre.
La peur s’atténue.
L’angoisse s’estompe.
Confiance.
Sérénité.
Mais cet ordre est artificiel.
On regrette l’effervescence.
Le capharnaüm.
L’antithèse est décevante.
Car trop académique.
Trop classique.
Trop raisonnable.
Désir de liberté.
Envol.

 
Quatrième mouvement (Very slowly – Largo maestoso)
Sensation étrange.
La musique devient organique.
Viscérale.
Chaos teinté d’équilibre.
Entre-deux.
Complémentarité.
Le piano ne domine plus.
Il s’intègre.
A un tout.
A l’ensemble.
Soudain, s’élève un chant.
Celui d’une femme.
Presque inaudible.
On le devine.
On le perçoit.
A peine.

 
Y a-t-il encore une place pour l’individu ?
On s’interroge (…)


 
Charles Ives, originaire du Connecticut (USA), composa cette symphonie entre 1910 et 1916. Son langage, révolutionnaire pour l’époque, préfigure les techniques d’écriture de la musique contemporaine telles que la polytonalité, l’atonalité, la sérialité ou la polyrythmie.
 
Initialement très mal accueillie par l’Orchestre Philharmonique de New York, l’œuvre ne fut présentée dans son intégralité que quarante ans plus tard, en 1967.
 
Encore aujourd’hui, la Quatrième Symphonie pour chœur ad libitum et grand orchestre est considérée, par beaucoup, comme… injouable !

12:51 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/03/2004

'Mars' de Fritz Zorn

‘S’il faut que je me rappelle mon enfance, je dirai tout d’abord que j’ai grandi dans le meilleur des mondes possibles. D’après cette remarque, le lecteur intelligent comprendra tout de suite que l’affaire devait forcément mal tourner.’
 
Je m’apprête à relire ‘Mars’ de Fritz Zorn. Pour la quatrième fois. En dix ans. J’ai découvert cet ouvrage par hasard. Une rencontre nécessaire, sans aucun doute.
 
‘Mars’, c’est le récit ante-mortem d’une vie. Le témoignage d’un trentenaire ‘éduqué à mort’. Sous un pseudonyme, l’auteur relate son histoire… ou plutôt celle de sa maladie, le cancer, qu’il considère comme un aboutissement logique et naturel : ‘Je suis jeune, riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée. Naturellement, j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire’.
 
‘Mars’ est un ouvrage corrosif sur les rapports qu’entretiennent l’âme et le corps. Une analyse acerbe des névroses. Un réquisitoire vitriolé contre l’éducation bourgeoise, contre la société zurichoise conformiste et bien pensante.
 
Fritz Zorn est mort avant même la publication de son manuscrit. L’œuvre de sa vie. Il avait trente-deux ans.
 
En allemand, ’Zorn’ signifie ‘Fureur’ (...)

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10/03/2004

Reminiscence

Saviez-vous que j’avais été samouraï dans une autre vie ? C’est de là que vient ma fascination viscérale pour le Japon.
Samouraï ? Cela signifie littéralement ‘celui qui sert’. Et puis il y a le Bushido, la voie du Samouraï. Un code d’honneur transmis oralement de génération en génération. Je n’étais encore qu’un enfant lorsque le Bushido m’a inculqué la rectitude, la bravoure, la bienveillance, la compassion, l’action juste, la sincérité, l’honneur et la loyauté. Cette dernière vertu, la loyauté, a été empruntée au Confucianisme et au Shintoïsme. C’est de là que sont également issus les principes de vénération des ancêtres, de piété familiale et de patriotisme. Sans oublier la rectitude, clé de voûte de la mentalité japonaise.
Très tôt, j’ai été initié au kendo, au ju-jutsu et au kyudo. Je maniais le sabre comme nul autre. Dans le Bouddhisme, j’ai puisé les notions de calme, de sérénité et de maîtrise.
C’est troublant de savoir à posteriori qu’on a fait partie de l’élite guerrière qui dirigea le Japon de 1185 à 1867.
Je me souviens d’être mort une première fois, en 1273. Par seppuku. Dans un sang froid absolu et un calme impénétrable (…)


12:30 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2004

Marabout Flash des temps modernes

"La vie en rose, mode d'emploi" (Editions Albin Michel)... ou Le petit livre rose à l'usage de la Génération Prozac ! Un condensé d'optimisme pour trentenaires désillusionnés et autres angoissés chroniques. A consommer sans modération ;-)
 

 
 

 
Prenez un risque par jour. Même tout petit au début.
Ne perdez pas votre vie à vouloir la gagner.
Faites ce que vous aimez le plus. Faites-le souvent.
Choisissez votre direction. Sans cela, vous risqueriez d'arriver n'importe où. Voire nulle part.
Accrochez-vous si vous pensez être dans la bonne direction.
Rayez de votre vocabulaire 'Je dois/Je devrais'. Vous ne devez rien à personne.
Ne faites jamais semblant.
Tentez votre chance souvent. Encore.
Ne vous comparez à personne. Jamais.
N'attendez pas l'inspiration. Mettez-vous au travail, elle surgira.
Consacrez-vous à l'essentiel.
Fuyez les gens qui ont besoin de souffrir pour se sentir vivre.
Ne pensez pas à 'après'. Vous pourriez tout rater.
Méfiez-vous des raccourcis si vous êtes pressé d'être heureux.
Ne confondez jamais le prix et la valeur d'une chose.
Si vous trébuchez, relevez-vous aussitôt. Sans réfléchir.
Evitez de deviner les pensées des autres. Demandez-leur.
Passez à l'action. Agir dissipe la peur.
Osez demander. Quelle que soit la réponse.
Ne gardez pas le meilleur pour la fin. La vie est trop courte.
(...)

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04/03/2004

Tout reste à faire

"Tout reste à faire", c’est ce qu’écrit Maurice G. Dantec en page 337 de son ‘Journal métaphysique et polémique’. Réfléchissons...
 

LISTE DES CHOSES A FAIRE AVANT DE MOURIR
 
Traverser l'Asie du Sud Est en solitaire, sac au dos.

Voir Hong-Kong, Tokyo, Lassha, Angkor, Calcutta, Rio, Bamako, Le Caire, Bagdad, Téhéran, Reyjavik, Singapour et Séoul.

Me souvenir.

M’initier, in situ, à la culture japonaise.

(Re)vivre une belle histoire.

Naviguer.

(Re)lire Vian, Kundera, Werber, Duras, Sénèque, Bruckner, Tabucchi, Calle, Maupin, Kafka, Rimbaud, Zorn et tous les autres.

Survoler les lignes Nazca.

Vivre dans un monastère bouddhiste.

Expérimenter les paradis artificiels.

Organiser une rétrospective Mecano-Art.

Approcher une baleine.

Apprendre le langage des signes.

Ouvrir un chenil.

M'initier à l'Art africain.

Reprendre contact avec Laurent, Adeline, Rebecca, Valérie, Cécile, Tom, Patrick et Marlyse.

Sauter à l'élastique.

(Enfin) mémoriser les 120 mouvements du Tai chi Chuan.

Serrer un ourang-outang dans mes bras.

Traverser le désert.

Connaître l'histoire de l'Art sur le bout des doigts.

Ecouter en boucle Mozart, Bach, Satie, Stravinsky, ...

Suivre une psychothérapie.

Danser la salsa à La Havane.

Redécouvrir l'oeuvre de Chaplin.

Trouver le juste milieu de toute chose.

Dompter un animal sauvage.

Rencontrer le Dalaï-Lama.

Ecrire une oeuvre de fiction.

Rédiger la biographie d'Oras.

Comprendre l'Astronomie.

Apprendre la calligraphie chinoise.

Adopter un âne.

Me marier à Las Vegas, sur un coup de tête.

Expérimenter l'hypnose.

Consulter une voyante.

Aimer un poète, un écrivain, un musicien, un psychanaliste et/ou un collectionneur d'Art (et, idéalement, que ce soit réciproque).

Travailler à l'étranger.

Lire et parler couramment l'anglais.
 
Et vous, quelle serait votre liste des choses à faire avant de mourir ?

13:06 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |