15/05/2004

AUTODAFE


"Autodafé n. m. Supplice du feu qu'ordonnait l'Inquisition. // Par ext. Toute action qui a pour objet de détruire par le feu." Petit Larousse


TRANSITION VERS UN NOUVEL AGE
15-05-2004

12:10 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2004

Démons II

Tous les jours, cette petite personne déplace des choses. Tous les jours, je la sens parcourir l'espace entre mes deux oreilles. Elle amène les éléments de l'hémisphère droit à l'hémisphère gauche. Et vice versa...tac tac tac...ses petites bottes à talons hauts... C’est l'écho ! bad' http://badwoman.skynetblogs.be

16:45 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Aurore

Il y a un nouvel homme dans ma vie : Fernando Pessoa.
 
Il a déboulé comme ça, un jour, sans prévenir. J’avais déjà entendu parler de lui auparavant, il y a de cela des années, par l’intermédiaire d’un ami portugais. Il ne jurait que par lui. "Le plus grand poète de tous les temps", disait-il. Moi, je n’en faisais qu’à ma tête. Sans doute étais-je alors trop insouciante, trop idéaliste pour comprendre. 
 
De Pessoa, je ne sais pas grand-chose. Par choix. Ne dit-on pas des poètes qu’ils n’ont pas de biographie.
 
J’apprendrai à le connaître petit à petit, au fil des pages, des mots, du temps et des rencontres. Comme on déterre un trésor.
 
"Je est un autre" écrivait Rimbaud. Pour Pessoa, Je est multiple. "Sois pluriel", s’exclamait-il, "Comme l’univers !". Hétéronymes.
 
Hier soir, je me suis endormie calmement, bercée par ses mots : "Tout effacer sur le tableau, du jour au lendemain, se retrouver neuf à chaque aurore".
 
J’étais confiante et sereine. Il allait veiller sur moi à présent : Fernando Pessoa (…)

09:00 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2004

Les portes de la perception

Je me demande d’où provient ma fascination pour le Japon. A quand remonte-t-elle ? Quel en a été l’élément déclencheur ? Une fois de plus, ma mémoire me joue des tours. Elle est plutôt récente, cette passion. Elle doit remonter à un ou deux ans. Dans mes carnets de notes, les premières références au Japon datent de janvier 2003. C’était quelques mois après mon retour de Chine. Je semblais alors très intriguée par le Shintoïsme, les kami, l’Ikebana, le Bouddhisme zen, le Bushido, le Kabuki et le théâtre Nô. Sans oublier le Torii, griffonné maladroitement ici et là, au fil des pages. Vous savez, ce portail typique en bois rouge marquant l’entrée des sanctuaires shinto. Gribouillages agrémentés d’une note, étrangement récurrente : "Voici la porte séparant le monde des Dieux du monde terrestre". Et si ce portique avait justement été l’élément déclencheur ? Si c’était de là que provenait tout le reste ? Troublant, vous ne trouvez pas, cet énoncé retranscrit inlassablement, page après page : "Voici la porte séparant le monde des Dieux du monde terrestre" (…)

08:56 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2004

Eloge de la fuite

Le Japon. J'y pense de plus en plus. Ca devient presque une obsession (...)

 

 

 

 



16:04 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2004

L’essentiel [?]

Ma mémoire est défaillante. Depuis toujours. Or, je me souviens très clairement de l’endroit et du contexte dans lequel j’ai vu, pour la première fois, cette estampe japonaise de Katsushika Hokusai [Tokyo, 1760 - 1849].
 
Je devais avoir dix-sept ans. Dix-huit, tout au plus. Pour la première fois, j’entendais parler d’art nippon et de son influence sur les peintres du début du vingtième siècle. Plus spécifiquement sur les impressionnistes et les post-impressionnistes.
 
Par la suite, j’appris à mieux connaître cet artiste japonais, surnommé entre autres gakyôjin, "le fou de dessin". Je découvris également la période Edo [1760 - 1810], dont la seconde moitié fut qualifiée d’âge d’or de l’estampe japonaise.
 
Aujourd’hui, je pensais tout savoir sur cette œuvre, sur la "Grande vague de Kanagawa" : le schéma géométrique, la représentation de l’espace, la présence symbolique du mont Fuji, la personnification de l’écume, la présence du Ying et du Yang dans le rapport vague/ciel, …
 
Et pourtant, hier, je constatai avec stupéfaction que je n’avais jamais remarqué l’essentiel : les barques que la grande vague s’apprête à engloutir. Jamais ! Comme si, durant toutes ces années, j’avais occulté le danger pour ne conserver que l’équilibre et la perfection de l'ensemble (…)

08:59 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/05/2004

Démons

"Pourquoi cette petite voix obstinée dans nos têtes nous tourmente-t-elle à ce point ?" a-t-il dit en nous regardant l’un après l’autre.
"Vous vous souvenez des Erinyes ?"
"Les Furies", a dit Bunny, ses yeux éblouis perdus sous sa frange.
"Exactement. Et comment rendaient-elles fous les gens ? Elles augmentaient le volume de leur monologue intérieur (…)"

 
Source
Le maître des Illusions, Donna Tartt, page 56.

 


Illustration
Allégorie des Vices - Histoire d'Apollon et Marsyas
Peinture italienne d'Antonio Allegri (Le Corrège)
Date : approx. entre 1629 et 1630
Modèles : Les Vices, Apollon, Marsyas, Les Ménades, L'Ivresse, Silène, Les Furies (Les Erinyes)

09:42 Écrit par julie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |